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Estuaires et littoral picards (Baies de Somme et d'Authie)

Baie de Somme © P. Frutier/Altimage

Fiche d'identité du site

Descriptif Site

Statut : ZSC

Code : FR2200346

Superficie : 15662 ha

Structure porteuse du DOCOB : Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard

Opérateur ou animateur technique : Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard

infos Complementaires Fiche Site

Actualités

Titre de l'événement

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Lettre d'info côte picarde n°7

Au programme, entre autres : les prés salés atlantiques, le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, les chasseurs et la gestion par pâturage en baie d'Authie ....

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Les lettres d'info du SMBSGLP !

Depuis janvier 2011, le Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard publie régulièrement des lettres d'info sur la vie des sites Natura 2000 dont il s'occupe.

Vous y trouverez des infos sur l'actualité des sites et les mesures mises en places sur ceux ci, mais aussi des zooms sur les espèces et les milieux présents sur les sites Natura 2000.

 

Elles sont téléchargeables ici !

lettre n°1 : janvier 2011

lettre n°2 : mai 2011

lettre n° 3 : octobre 2011

lettre n°4 : mars 2012

lettre n° 5 : aout 2012

lettre n°6 : décembre 2012

 

 

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Enjeux et objectifs de conservation

Estuaires et littoral picards : les baies de Somme et d’Authie, berceaux de la richesse maritime picarde

Continuité exceptionnelle de systèmes littoraux, unique et exemplaire pour la façade maritime française et ouest-européenne, le site correspond au littoral picard de la plaine maritime picarde et aux estuaires historiques de la Somme et de l’Authie.

Cet ensemble maritime se distingue par une diversité exceptionnelle d’habitats, générés par les diverses unités géomorphologiques interdépendantes existantes :

  • un système dunaire développé à l’intérieur des terres ;
  •  les systèmes estuariens de la Somme, de l’Authie et de la Maye (avec la formation de lagunes) ;
  • le système des levées de galets, entité rarissime et unique en France (avec une forte extraction industrielle de galets),
  • accompagné d’un système de falaise crayeuse (le Hable d’Ault) ;
  • un système estuarien fossile (les prairies de renclôture).
     

En conséquence, les intérêts écologiques sont exceptionnels. Au niveau floristique, on rencontre de nombreuses espèces rares et menacées, 28 espèces protégées, ou encore une richesse végétale exemplaire des estuaires et des dunes. Le site est d’ailleurs inventorié en ZNIEFF (zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique).

Au niveau faunistique, la richesse est tout aussi exceptionnelle : site de reproduction du Phoque veau-marin en France, le site est aussi une véritable halte migratoire et une zone d’hivernation des oiseaux de valeur internationale (site inscrit à l’inventaire ZICO et en ZPS), et renferme également des populations peu communes de poissons, mollusques et autres crustacés.

Certains habitats représentent des enjeux prioritaires de conservation sur le site.

Les cordons de galets

Il s’agit d’un ensemble de cordons successifs actifs et fossiles du poulier de l’estuaire de la Somme, comprenant des cordons de galets recouverts localement par des dunes.

Les cordons de galets au nord de Cayeux-sur-mer hébergent aujourd’hui l’un des derniers exemples les plus représentatifs pour tout le littoral français d’habitat de végétations vivaces des levées de galets : la Crambe maritime (Crambe maritima) et le Crithme maritime (Crithmum maritimum) sont les espèces végétales typiques.

L’habitat est directement menacé à court ou moyen terme par l’exploitation de galets et le remaniement artificiel des cordons littoraux naturels. Constituant un habitat pionnier, il est aussi menacé à long terme par la stabilisation des galets et l’évolution naturelle vers d’autres végétations de type pelouses, ourlets et fourrés. L’habitat est également sensible au piétinement et au passage d’engins.

Il convient sur ces sites remarquables de veiller à la préservation des processus marins d’engraissement du cordon côtier et du transfert de galets, à la préservation des cordons internes fossiles, encore actuellement intacts, et à la mise en place d’un paturâge extensif pour restaurer les habitats de pelouses sur galets.

Les systèmes dunaires

Les dunes grises

Habitats des arrières dunes, des pelouses sur sables à végétation herbacées se développent : on parle de « dunes grises ». On rencontre alors une diversité d’espèces végétales spécifiques, telles les Laîches des sables (Carex arenaria), les Fléoles des sables (Phleum arenarium) ou encore le Corynéphore (Corynephorus canescens).

Les bas marais dunaires
Ces habitats correspondent aux végétations inondables des bas-marais alcalins des arrières-dunes. Ce sont des habitats de type prairie, jonçaie ou cariçaie. On retrouve ici de nombreuses communautés végétales rares ou menacées en Picardie : Laîche trinervée (Carex trinervis), Laîche naine (Carex humilis) ou encore Jonc à fleurs obtuses (Juncus subnodulosus). De plus, on trouve au sein de ces habitats une espèce végétale d’intérêt communautaire : le Liparis de Loesel (Liparis loeselii).

Les pelouses pionnières des pannes dunaires
Ces habitats se rencontrent au sein des dépressions arrière-dunaires, inondées plus ou moins longuement pendant l’année. Ces facteurs permettent ainsi l’expression d’une communauté végétale pionnière, abritant des espèces rares et menacées dans le nord de la France : l’Erythrée littorale (Centaurium littorale), le Gnaphale jaunâtre (Gnaphalium luteoalbum). Pour le Scirpe penché (Scirpus cernus), les pannes dunaires sont les seules stations connues hébergeant l’espèce en Picardie (avec celle de la Réserve Naturelle de la Baie de Somme).

La préservation de ces habitats passe par des opérations de fauche exportatrice ou de pacage extensif des bas-marais dunaires, d’une restauration des pannes boisées, d’une préservation des dunes de contact avec les zones périphériques urbanisées, d’une forte limitation des actions d’artificialisation végétale des dunes, mais aussi d’une gestion contrôlée de la fréquentation de ces milieux fragiles.

Les habitats estuariens

Les prés salés du haut schorre

Le schorre est la partie de l’estuaire découverte à marais basse. Entre terre et mer , l’expression des habitats est alors remarquable. Les prés salés regroupent une grande variété d’espèces végétales : le Jonc de Gérard (Juncus gerardii), la Fétuque littorale (Festuca rubra) et l’Aster maritime (Aster tripolium) sont d’espèces caractérisques de ces habitats. D’autres espèces relèvent d’intérêt patrimonial fort : c’est le cas de l’Obione pédonculée (Halimione pedunculata), espèce vulnérable et se raréfiant sur le site.

Il convient ici de mener des opérations de dépollution des eaux fluviales et estuariennes, d’interdire tout aménagement du fonctionnement hydraulique estuarien (susceptible d’accélérer les processus d’envasement), de mener une gestion équilibrée des prés salés (pâturage raisonné) et de maintenir des zones de tranquillité pour le stationnement et la mise bas des phoques à marée basse.

De même, les espèces végétales suivantes sont des enjeux majeurs de conservation.

Le Liparis de Loesel (Liparis loeselii)

En régression générale en Europe, cette plante occupe sur le littoral les dépressions humides des dunes. L’espèce est donc  directement menacée par la disparition de cet habitat pionnier.

Les mesures de préservation passent alors par une restauration des processus naturels de régénération des habitats pionniers, lorsque la nature et l’étendue du site le permettent (processus éoliens).

L’Ache rampante (Apium repens)

On rencontre essentiellement l’Ache rampante dans les dépressions humides en intérieur des dunes, au sein des végétations amphibies et des bas-marais dunaires. 

Une densification du couvert végétal entraîne sa disparition. Cette espèce nécessite un pâturage assez important (bovins par exemple).

Enfin, des espèces animales d’intérêt communautaire représentent également des enjeux prioritaires de préservation.

Le Phoque veau-marin (Phoca vitulina)

La plus importante colonie de Phoque veau-marin de France se rencontre en Baie de Somme. On le retrouve dans les estuaires, sur des bancs de sable à faible couverture permanente d’eau marine.

L’espèce est très sensible à la pollution des eaux (hydrocarbures, PCB, métaux lourds…) et au dérangement causé par l’attrait touristique qu’elle engendre (destructions volontaires ou accidentelles des habitats, surtout en période de mise bas et de mue).

Le Phoque gris (Halichoerus grypus)

Le Phoque gris est l’un des phocidés les plus rares. La population française est estimée entre 100 et 150 individus, contre 109 000 individus (40 % de la population mondiale) sur les Iles britanniques.

Les principales menaces sont les hydrocarbures, PCB, et autres métaux lourds, ainsi que les captures accidentelles de jeunes individus dans filets de pêche et le dérangement.

La préservation de ces espèces passe ainsi par différentes actions :

  • informer et sensibiliser les usagers de la mer et la population locale à la conservation de cette espèce ;
  • assurer la tranquillité des reposoirs de marée basse et des zones de mises-bas et d'élevage des jeunes;
  •  soutenir les actions en réseaux de protection et suivi des populations ;
  •  suivre les taux de polluants (PCB notamment) dans l'estuaire.
     
 

 MENACES SUR LE SITE

  • urbanisation intensive
  • exploitation des cordons de galets
  •  surfréquentation et dégradation d'habitats ou dérangement (pour les phoques notamment)
     

Le site des estuaires et du littoral picards est prestigieux dans le réseau Natura 2000. Il est un véritable réservoir de biodiversité et d’espèces remarquables.

Actions menées

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