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Marais arrière-littoraux picards

Marais arrière littoraux © S. Desanlis

Fiche d'identité du site

Descriptif Site

Statut : SIC

Code : FR2200347

Superficie : 1686 ha

Structure porteuse du DOCOB : Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard

Opérateur ou animateur technique : Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard

infos Complementaires Fiche Site

Actualités

Titre de l'événement

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Lettre d'info côte picarde n°7

Au programme, entre autres : les prés salés atlantiques, le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, les chasseurs et la gestion par pâturage en baie d'Authie ....

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Les lettres d'info du SMBSGLP !

Depuis janvier 2011, le Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard publie régulièrement des lettres d'info sur la vie des sites Natura 2000 dont il s'occupe.

Vous y trouverez des infos sur l'actualité des sites et les mesures mises en places sur ceux ci, mais aussi des zooms sur les espèces et les milieux présents sur les sites Natura 2000.

 

Elles sont téléchargeables ici !

lettre n°1 : janvier 2011

lettre n°2 : mai 2011

lettre n° 3 : octobre 2011

lettre n°4 : mars 2012

lettre n° 5 : aout 2012

lettre n°6 : décembre 2012

 

 

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Enjeux et objectifs de conservation

Les marais arrière-littoraux picards, l’un des sites européens majeurs de tourbières alcalines

Le site des marais arrière-littoraux picards constitue un vaste ensemble de marais et de tourbières alcalines, constituant un  système nord-atlantique arrière-littoral endémique, propre à la plaine maritime picarde.

Cet ensemble présente ainsi tous les stades de l’évolution des groupements végétaux des tourbières, depuis l’eau libre (stade pionnier) jusqu'aux boisements alluviaux (stade ultime).

La diversité d’habitats s’établie entre :

  • groupements végétaux aquatiques et amphibies
  • prairies à hautes herbes (mégaphorbiaies)
  • marais tourbeux entretenus par la fauche et la pâturage (techniques culturales anciennes)
     

De plus, certaines tourbières sont alimentées exclusivement en eaux de pluie, il en résulte une acidification de la tourbe qui induit par conséquent une mosaïque de groupements végétaux très originaux.

Le site connaît ainsi un intérêt floristique et faunistique important, avec plus de 34 espèces végétales protégées, de nombreux oiseaux nicheurs (le site contient également un périmètre ZPS) et une grande richesse en amphibiens (diversité et population). Par ailleurs, les marais arrière-littoraux jouent un rôle essentiel dans la préservation du Triton crêté (Triturus cristatus

Le site abritedes enjeux de conservation prioritaires.

Les habitats des bas-marais alcalins


Ils présentent une très haute valeur patrimoniale grâce à la présence de nombreuses espèces rares : la Renoncule langue (Ranunculus lingua), rare en France, le Ményanthe trèfle-d'eau (Menyanthes trifoliata), en danger en Picardie ou encore la Pédiculaire des marais (Pedicularis palustris), qui forme des populations importantes sur le site. Ces habitats sont en régression au niveau national et ne sont aujourd’hui présents que sur des surfaces restreintes sur le site, souvent en mosaïques dans les marais arrière-littoraux. L’Ache rampante (Apium repens) est une espèce d’intérêt communautaire à fort enjeu de conservation sur le site (régression spectaculaire en France).

L’abandon des usages traditionnels (fauche, pâturage) constitue l’une des principales menaces pour ces habitats.

Les autres habitats tourbeux alcalins caractéristiques


Les marais arrière-littoraux accueillent le cortège quasi-complet des espèces turficoles1, assez rares à exceptionnelles en Picardie. Environ 90 % des espèces végétales, caractéristiques des tourbières de plaine française, sont présentes dans ces marais.         

Les mares d’extraction de tourbe dystrophes

L’habitat est très rare à l’échelle du site et compte tenu de sa faible compétitivité, il est très sensible à la moindre modification des conditions du milieu. Par ailleurs, cet habitat peut abriter des espèces très rares comme l’Utriculaire intermédiaire (Utricularia vulgaris).

Les prairies à molinie sur sols tourbeux

Elles hébergent plusieurs espèces dont certaines sont rares. On rencontre cet habitat dans le marais de Villers sur Authie (les Bancs) et plus ponctuellement dans le marais communal de Larronville.

La tourbière de transition et temblants

Cet habitat est devenu très rare dans les marais arrière-littoraux picards. On le rencontre encore dans ces phases pionnières (tremblant à mousses brunes) dans le marais de Flandre. Son maintien représente un enjeu majeur sur le site, car il acceuille également le Liparis de Loesel (Liparis loeselii), plante qui subit un profond déclin partout en France.

Une gestion favorable au maintien et à la restauration de ces habitats rares doit être entreprise pour leur préservation au sein des marais arrière-littoraux picards, notamment par la réalisation de fauche ou broyage exportateur et/ou par la gestion en pâturage extensif.

Les landes et pelouses du marais de Larronville


Habitats en mauvais état avec un enjeu de conservation important au sein de la plaine maritime picarde et dont la restauration semble aujourd’hui compromise. Déclinés en deux habitats, les landes sèches à Ajonc d’Europe (4030) et les pelouses oligotrophes acides pâturées (6230*), ces habitats originaux sont dans un mauvais état de conservation et devront faire l’objet de mesures de restauration prioritaires, notamment des opérations de débroussaillage.

La lande sèche à Ajonc d’Europe

L'habitat présente un enjeu de conservation historique et scientifique. Cette lande est en effet le seul exemple connu sur ce site. Par ailleurs, l’habitat héberge des plantes très rares pour la Picardie : le Genêt des anglais (Genista anglica) est par exemple la seule station connue dans la Somme.

Par leur intérêt patrimonial très fort, des actions de restauration prioritaires sont à mettre en place pour préserver ces habitats rares et menacés.


 MENACES SUR LE SITE

  • le drainage à des fins d'alimentation d'étang de chasse ou pour l'agriculture
  • l'eutrophisation des bassins versants
  • le boisement (très important dans les marais de Flandre, les saules tendant à faire de l'ombrage et à coloniser ces habitats)
  • la disparition des pratiques traditionnelles d'extraction de la tourbe (qui entretient le milieu)
     

La gestion des niveaux d’eau est primordiale pour le maintien de la qualité des marais. La nécessité d’une gestion concertée au travers d’un réseau de vannages fonctionnel apparaît dans de nombreux échanges avec les usagers. La restauration d’une bonne qualité de l’eau dans les marais est aussi nécessaire pour la conservation de nombreux habitats et notamment les herbiers aquatiques. Un important travail sur la maîtrise des rejets d’eaux usées doit être réalisé sur le site.

 

Les marais arrière littoraux picards constituent un site d'intérêt international au regard des milieux, de la flore et de la faune qu'ils abritent. La qualité, la diversité et la superficie des milieux présents en font l'un des deniers grands ensembles écologiques palustres2 arrière littoraux au nord atlantique d'Europe occidentale.

 

1 : inféodées aux milieux tourbeux

2 : en lien avec les marais

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